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Le français au Québec : nouvelles données

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Deux visions s’affrontent sur la situation de la langue française au Québec. D’un côté, les «jovialistes» insistent sur les progrès continus révélés par les indicateurs disponibles et, de l’autre, les «alarmistes» soulignent les aspects inquiétants qui ressortent des mêmes statistiques.

Or, c’est plutôt une certaine « sociologie normande » qui s’impose. Les gens de Normandie –dont bon nombre de Québécois sont des descendants directs– donnent en effet des réponses nuancées à des questions complexes. Ce devrait être le cas pour l’analyse de la question linguistique au Québec. Cette question vient d’ailleurs d’être enrichie par de nouvelles données recueillies pour La Presse.

Langue utilitaire et langue identitaire
La langue remplit 2 grandes fonctions dans toute société:

1- Utilitaire, elle sert à communiquer, à échanger, à dialoguer avec l’autre. Les sociétés ont besoin d’une langue commune pour faire société. De même, c’est par utilité que nous apprenons une autre langue. L’anglais a acquis le statut de langue seconde privilégiée sur la planète, mais le français, l’espagnol ou l’allemand sont encore de grandes langues de communication. Ainsi, le français et l’espagnol sont les 2 principales langues secondes privilégiées par les Américains.

2- Identitaire, de loin la fonction la plus importante. «Une nation croit à sa langue», a écrit Marcel Mauss dans son célèbre ouvrage sur la nation. C’est le verbe «croire» qui est important dans cette citation, marquant bien comment la langue est au cœur de l’identité de chacun. Le génie des peuples (expression vieillotte) s’exprime dans la langue nationale et dans les produits culturels. L’expression «langue maternelle» caractérise bien cette fonction identitaire, car la 1re langue parlée est celle de la naissance sociale.

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